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Les milieux aquatiques |
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La haute vallée de
l'Adour est constituée d'un ensemble de
sites remarquables et protégés formant un
patrimoine riche et de grand intérêt. Le
classement de ces milieux en arrêtés de
biotope, ZNIEFF, Natura 2000, Parc National
des Pyrénées Occidentales et SDAGE Adour
Garonne permettent leur protection et celle
de la biodiversité animale et végétale qui
s'y trouve . La liste de ces zonages est
consultable sur le
site de la DIREN Midi-Pyrénées.
Sur l'ensemble du haut bassin de l'Adour, la
rivière se distingue par trois secteurs
présentant des caractéristiques écologiques
bien spécifiques:
- Le secteur torrentiel: Il
correspond à l'amont (Adour de Payolle,
Adour de Gripp et Adour de Lesponne). Il
s'agit de rivières à forte pente (> 2%) avec
un lit étroit et stable où s'alternent des
zones de cascades et de gorges avec des
zones d'atterrissement de graviers et de
galets. Ce sont des rivières salmonicoles de
relativement bonne qualité mais dont la
productivité piscicole est réduite par la
rigueur du milieu.
- Le secteur montagnard: Il
correspond à la partie située entre Campan
et Bagnères. Il s'agit de rivières à pente
encore forte (<1 %). Leur lit est stable et
localement encaissé. Il comporte de nombreux
atterrissements et un début d'anthropisation
est visible (cultures, rejets, …). Ce sont
des rivières salmonicoles de grands intérêts
(peuplements dense et bonne productivité)
avec d'importantes zones de frayères.
- Le secteur des saligues
pré-montagnardes: Il correspond à la
zone avale du territoire, entre
Bagnères-de-Bigorre et Tarbes. Il se
caractérise par un cours d'eau dont le lit
est divaguant et évolue rapidement. Le lit
majeur est large et le substrat constitué de
graviers et de galets. La nappe alluviale
est importante. La végétation est
diversifiée et dense, elle sert de refuge à
une faune et une avifaune variée et
intéressante. Cette zone poissonneuse
(300kg/ha), fait partie des cinq rivières
les plus riches du département. |
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L'ensemble des cours d'eau
jaillissant de la
haute vallée sont bordés de forêts, d'arbres
d'alignements, de prairies et de champs
cultivés. La végétation s'organise en
écosystèmes successifs et change
progressivement selon l'altitude,
l'exposition au soleil et la situation
géographique des versants.
Ces différents milieux sont propices à de
nombreuses espèces animales. Le Desman des
Pyrénées s'observe au dessus de 1000 mètres
d'altitude. Sur l'Oussouet, il est présent à
partir de 550 mètres. Les cingles plongeurs,
les rouges-queues à front blanc, les grives,
les alouettes, les roitelets, les mésanges,
le martin pêcheur, le héron cendré le grand
tétras et des rapaces (milan noir) sont les
oiseaux sont présents. Puis, les grands
mammifères apparaissent comme les isards, le
mouflon, le chevreuil, le sanglier, le cerf,
les mustélidés (loutres, blaireau…), le
vison d'Amérique et le vison d'Europe.
De l'amont vers l'aval, les espèces
importées sont de plus en plus nombreuses
alors que les espèces indigènes se
raréfient. L'artificialisation du milieu et
sa dégradation s'intensifient sous la
pression urbaine.
L'urbanisation induit de fortes pressions
sur la végétation des cours d'eau. C'est
ainsi, que des espèces ornementales
utilisées autrefois pour les jardins, comme
la Renouée du Japon, la clématite, la
balsamine de l'Himalaya ou encore le
Buddleia, ont colonisé à outrance les rives
des cours d'eau. Elles empêchent la
végétation autochtone de se développer. Ces
espèces envahissantes nuisent au bon
équilibre des écosystèmes présents sur les
rives (baisse de la biodiversité, mauvais
maintient des berges, diminution de la
capacité d'épuration de l'eau). |

Desman des Pyrénées
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Autrefois, le fleuve était fréquenté par des
espèces migratrices colonisant la façade
Atlantique. La multiplication des barrages
et la dégradation du milieu aquatique sont
les raisons de la disparition progressive
des amphihalins (poisson vivant
alternativement en eau douce et en eau de
mer).
Sur tout le territoire du Contrat de Rivière
du Haut Adour, l'Adour est classé en
première catégorie piscicole (cours
d'eau abritant majoritairement les
salmonidés).
Le territoire du Contrat de Rivière du Haut
Adour compte les habitats les plus riches et
les plus variés du département. Entre la
zone de montagne et Tarbes, l'Adour passe
progressivement des zones à truites (secteur
montagnard, blocs de galets et graviers) aux
zones à ombres (pied de montagne ou vallée,
fond caillouteux).
Le Conseil Supérieur de la Pêche a réalisé
entre 1986 et 1993 des pêches électriques
qui ont permis d'établir un bilan sur les
peuplements piscicoles. Les espèces
recensées sont la perche arc en ciel, la
truite fario, l'omble de fontaine, le
vairon, le chabot, la loche et la lamproie
de planer.
L'Adour est un cours d'eau classé au titre
du franchissement des migrateurs (article
L232-6 du Code Rural). C'est-à-dire, que
tout nouvel ouvrage sur le cours d'eau doit
être équipé d'un dispositif assurant la
libre circulation des poissons migrateurs.
Dans le contexte réglementaire du SDAGE
Adour Garonne, les barrages situés sur les
"axe bleu" (cours d'eau prioritaire pour la
mise en place de ce programme), doivent être
équipé d'un dispositif assurant la
circulation des poissons migrateurs. Ce
programme de restauration comprend
l'équipement des obstacles, l'amélioration
de l'habitat des espèces, le suivi de
population, et l'information au grand
public. Le contrat de rivière accompagné des
associations de pêche locales tentent de
mettre en œuvre ces actions en cohérence
avec les actions déjà entreprises dans le
cadre des contrats Etat-Région qui portent
sur l'équipement des principaux obstacles
recensés.
Le territoire du Contrat de Rivière du Haut
Adour comptabilise 38 seuils, dont la moitié
est considérée infranchissable par les
poissons. L'objectif de ce volet est
d'équiper les seuils qui entravent la libre
circulation des poissons migrateurs. |
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Afin d'améliorer la gestion du cours d'eau
sur le territoire du contrat de rivière, un
technicien rivière supervise le programme
les travaux d'entretien et de
réhabilitation.
A l'issu des cinq premières années du
contrat de rivière, les axes majeurs des
cours d'eau du territoire ont été restaurés.
La gestion des cours d'eau s'appuie sur la
réouverture de l'ensemble des annexes
fluviatiles (bras secondaire du fleuve) et
la conservation de la biodiversité.
L'objectif étant d'aider le cours d'eau à
reprendre son parcours naturel pour lui
permettre de mieux se disperser lors
d'évènements pluviométriques importants et
de limiter la pression des courants sur les
berges.
Les travaux de restauration entrepris sur
l'Adour et ses affluents intègrent plusieurs
types d'actions:
● résorption des décharges sauvages,
● restauration des berges et de la ripisylve
par des coupes sélectives,
● mise en place de caches à poissons
expérimentales,
● traitement des espèces envahissantes
(Renouée du Japon),
● travaux de dynamique fluviale
(atterrissement, annexes fluviatiles),
● maintient des possibilités de divagation
des cours d'eau,
● contrôle de fréquentation humaine pour
préserver le milieu et la biodiversité,
● équipement des ouvrages et seuils pour la
libre circulation des poissons migrateurs.
Téléchargement :
10 Fiches des travaux de
rivière |
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Les eaux de surface sont des milieux
naturels normalement riches et diversifiés.
La pression humaine due à l'urbanisation,
aux travaux de drainage et de remblaiement
pratiqués ont accentué les phénomènes
d'inondation. L'observation des ces
catastrophes sur le territoire a permis de
rappeler que les crues sont des événements
naturels dus à la combinaison de fortes
précipitations et aux fontes des neiges, sur
lesquels l'Homme ne peut intervenir. Les
lourds travaux d'hydrauliques (digue,
suppression des zones humides et
chenalisation des cours d'eau) ont eu des
conséquences souvent préjudiciables sur les
équilibres naturels. Les zones d'expansion
du fleuve et les zones de stockage
naturelles des eaux servent à absorber les
quantités excessives d'eau.
Ainsi, les procédés utilisés pour la
restauration des cours d'eau du Haut Adour
s'orientent vers des techniques douces pour
respecter l'évolution naturelle du fleuve.
Des techniques de génie végétal
(l'utilisation de plantes pour la protection
et la stabilisation des sols) ou de génie
mixte (combinaison de techniques du génie
végétal et du génie civil) sont également
utilisées. |
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Ce fleuve de type
montagnard possède un régime
hydrologique pluvio-nival. C'est-à-dire que
son alimentation en eau se base sur les
précipitations tombées pour les périodes
d'automne et d'hiver. Ensuite, quand vient
le printemps, son débit augmente par la
fonte des neiges, ce qui permet également de
retarder l'étiage jusqu'au mois de juillet.
L'Adour connaît alors des crues avec
des débits journaliers allant jusqu'à 170m3
/ sec et des étiages jusqu'à 3m3 / sec sur
le territoire du Haut Adour. En 1875, une
partie des habitants de la ville de
Bagnères-de-Bigorre, a subi une crue
historique, qui s'est répercutée largement
en aval. La dernière crue d'ampleur
décennale (période de retour de 10 ans) date
de mars 2003.
Pour favoriser le fonctionnement normal
du cours d'eau afin de limiter les
risques et les dommages sur les zones
vulnérables (urbanisation, ouvrages…), les
modes de gestion se sont orientés vers des
démarches de restauration des phénomènes de
régulation naturelle propre à la dynamique
d'un cours d'eau: la mobilité des cours
d'eau.
La mobilité du lit d'un cours d'eau
résulte des processus par lesquels il
dissipe son énergie en :
● érodant les
berges ou le fond de son lit,
● en mobilisant
les sédiments qui constituent les bancs et
les galets,
● en transportant
les alluvions,
● en développant
sa sinuosité. |
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Le SDAGE définit
l'espace de mobilité comme "L'espace du
lit majeur, à l'intérieur duquel le ou les
chenaux fluviaux assurent des translations
latérales pour permettre un mobilisation des
sédiments ainsi qu'un fonctionnement optimum
des écosystèmes aquatiques et terrestres".
Le SDAGE appuie sur la nécessité de
restaurer les phénomènes de régulation
naturelle qui caractérise la dynamique
fluviale d'un cours d'eau à lit mobile.
Voir :
la coupe d'un cours d'eau
Le principe de la gestion de l'espace
de mobilité de l'Adour se base sur la
gestion de deux périmètres établi autour du
cours d'eau :
►Le périmètre de
mobilité fonctionnelle permet d'identifier
les passages d'eau empruntés par le fleuve
depuis plusieurs siècles. Il correspond en
général au lit majeur.
►Le périmètre de
mobilité admissible est celui où la gestion
va permettre une certaine divagation du
fleuve afin que celui-ci reprenne sa
dynamique fluviale naturelle. Ce périmètre
est toutefois soumis aux enjeux territoriaux
(sécurité publique, érosion des parcelles
riveraines, urbanisation, infrastructures,
équipements, captage AEP…)
Le Contrat de Rivière du Haut Adour
souhaite adapter ces démarches
innovantes sur le territoire. Les techniques
de gestion utilisées sur les Adours
permettent de valoriser l'ensemble de ces
milieux aquatiques tout en assurant la
sécurité des biens et des personnes
riverains.
Une attention particulière est portée aux
dérivations de l'Adour, car celles-ci
présentent un intérêt piscicole (zone de
frayère et de refuge) et un intérêt
patrimonial (paysage représentatif de la
vallée).
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Syndicat Mixte du Haut et Moyen
Adour - Parc Industriel de la Haute Bigorre - 1, Avenue
des Victimes du 11 juin 1944
65200 BAGNERES-DE-BIGORRE - Tél : 05.62.95.11.14 Fax :
05.62.91.92.32 -
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