|
■■■■■■
La ressource en eau |
|
Pour suivre l'état de
santé des cours d'eau, le contrat de
rivière a mis en place un réseau de onze
points de suivi de la qualité des eaux
superficielles. Il contrôle les différents
paramètres physico-chimiques de l'eau pour
observer, dans le temps, l’évolution de la
qualité des rivières, en liaison avec les
autres actions du contrat de rivière qui
sont menées.
Ces points sont renforcés par le Réseau
National de Bassin (RNB) qui existe à
l’échelle nationale.
Le
suivi de la qualité de l'eau se base
sur l'interprétation des quatre principales
altérations :
- MOOX, la
quantité de matières organiques oxydables
dans l'eau,
- AZOT, la
quantité de matières azotées hors nitrates
dans l'eau,
- NITR, la
quantité de nitrates dans l'eau,
- PHOS, la
quantités de matières phosphorées dans
l'eau.
Le
suivi qualité de l'eau permet
d'observer que l'état des cours d'eau
s'améliore. La création et la rénovation
de STEP, ainsi que la poursuite des travaux
de collecte des eaux usées sur le territoire
ont permis d'améliorer la qualité de l'eau.
Le tableau ci-dessous, présente la moyenne
des altérations utilisées pour mesurer la
pollution, sur les quatre premières années
du contrat. Ces gradients de couleur
permettent de déterminer la qualité de l'eau
selon la méthode SEQ'Eau. |
 |
|
A.
= Adour |
Objectif |
MOOX |
AZOT |
NITR |
PHOS |
PAES |
TEMP |
ACID |
BACT |
EPRV |
Métaux |
|
A.
Tourmalet |
TB |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A. Gripp |
TB |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A. Payolle |
TB |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
Lesponne |
TB |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
Amont Bagnères |
TB |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
Aval Bagnères |
TB |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
RNB |
TB |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Gailleste |
TB |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Oussouet |
TB |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
Amont Tarbes |
TB |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Très
bonne |
Bonne |
Passable |
Mauvaise |
Très
mauvaise |
|
 |
Des mesures
complémentaires sur la pollution métallique
sont également effectuées en amont et en
aval de la ville de Bagnères-de-Bigorre.
La présence de métaux dans l'eau s'explique
par leur existence naturelle dans le sol, la
décharge de la Gailleste et les sites
industriels de la vallée. Leur concentration
engendre toutefois un déclassement de la
qualité de l'eau, sans être nocive pour la
vie aquatique et la consommation humaine.
Le suivi bactériologique révèle une
mauvaise qualité par rapport aux normes très
contraignantes de des eaux de baignade. Les
analyses effectuées portent sur les germes
d'E. Coli et les streptocoques fécaux,
ceux-ci pouvant entraîner des intoxications
humaines en cas de fortes expositions. La
création de la station d'épuration de
Bagnères-de-Bigorre, en février 2006, et le
raccordement des communes alentours
permettent d'améliorer la situation.
Enfin, il est nécessaire de surveiller le
phosphore qui, d'une manière générale
tend à altérer la qualité des eaux. Le
phosphore est largement répandu dans la
nature. Il trouve son origine dans les
détergents, les déjections animales et les
engrais. Les phosphates sont la principale
source d'eutrophisation (développement
d'algues) des milieux aquatiques. |
|
►L'assainissement collectif des eaux
usées : Voir
carte des STEP |
 |
|
La réglementation a
permis l'amélioration de la collecte des
eaux usées et de leur traitement. Le
contrat de rivière permet de soutenir les
communes et d'accompagner les maîtres
d'ouvrages dans la réalisation de l'ensemble
des travaux. Les objectifs de contrat
portent sur la réhabilitation des réseaux de
collecte et la mise en conformité des
stations de traitement et le raccordement à
des stations.
En 2002, 11 STEP (Station d'Épuration) sont
en place. Il s'agit de : Horgues, Hiis,
Ordizan, Trébons, Pouzac, Les 3 de Campan
(Campan-Bourg, Campan-Sainte-Marie,
Campan-Payolle), Artigues, La Mongie et le
Pic du Midi. Le contrat de rivière a
permis la création de deux nouvelles
stations: Bagnères-de-Bigorre (25 000 EH) et
Momères (1 000EH).
La capacité totale maximale de l'ensemble
des STEP est de 48100 EH (Équivalent
Habitant). |
|
Lien vers le site du
CIEau pour le fonctionnement de la station
d'épuration
http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/8/f84.htm |
|
STEP |
Secteurs collectés |
Année de mise en
service |
Type de traitement |
Capacité en E.H. |
Exploitant |
|
Bagnères |
Asté, Gerde, Beaudéan, Bagnères. |
2006 |
Boues activées à aération prolongée |
25 000 |
VEOLIA |
|
Artigues |
Artigues à Campan. |
1992 |
Décanteur, digesteur, lit bactérien |
800 |
VEOLIA |
|
La Mongie |
Station de ski. |
1988 |
Décantation lamellaire |
10 000 |
VEOLIA |
|
Pic du Midi |
Site touristique. |
1998 |
Décanteur, digesteur, disques
biologiques |
1 500 |
Syndicat Mixte du Pic du Midi |
|
Campan-bourg
|
Campan-bourg. |
1994 |
Boues activées à aération prolongée |
1 500 |
régie directe |
|
Campan-Sainte-Marie |
Sainte Marie de Campan. |
1995 |
Boues activées à aération prolongée |
1 000 |
régie directe |
|
Campan- Payolle |
Payolle |
1972 |
Boues activées à aération prolongée |
1 250 |
régie directe |
|
Hiis |
Arcizac-Adour, Hiis, Montgaillard
|
2002 |
Boues activées à aération prolongée |
1 900 |
SAUR |
|
Horgues |
Horgues-bourg. |
1982 |
Boues activées à aération prolongée |
1 000 |
VEOLIA |
|
Momères |
Momères-bourg. |
2004 |
SBR |
1 000 |
VEOLIA |
|
Ordizan |
Trébons et Ordizan. |
1996 |
Boues activées à aération prolongée |
1 500 |
SAUR |
|
Pouzac |
Pouzac. |
1986 |
Lits de tourbes |
1 500 |
SAUR |
|
Trébons |
Hameau de Ceriso. |
1975 |
Boues activées à aération prolongée |
150 |
SAUR |
|
|
► L'assainissement non collectif des eaux
usées |
 |
|
 |
L'habitat dispersé est
une caractéristique forte du territoire.
Il représente près de 25% des habitations
totales recensées, soit autant de
dispositifs d'assainissement non collectif
devant être en bon état de fonctionnement.
L'ensemble des communes de France avait
pour obligation de créer un Service
Public
d'Assainissement Non Collectif (SPANC) avant
le 31 décembre 2005, au titre de la Loi sur
l'Eau du 3 janvier 1992. Les SPANC sont en
charge d'assurer:
■ l'instruction des documents d'urbanisme
(demandes de PC et CU) au titre des types
d'assainissement non collectif à mettre en
œuvre,
■ le contrôle technique de la conception, de
l’implantation et de la bonne exécution des
nouveaux ouvrages d’assainissement autonome,
■ la vérification périodique du bon
fonctionnement et de l’entretien des
systèmes d’assainissement non collectif (en
moyenne tous les 4 ans). La création de ce
service à été prévue dans le cadre du
Contrat de Rivière du Haut Adour.
Ainsi, 23 communes ont transféré leurs
compétences, au SPANC de l'Adour, pour la
gestion de l'assainissement non collectif,
soit 3500 foyers à contrôler, 130 demandes
de certificat d'urbanisme par an, 110
demandes de permis de construire par an et
70 dossiers de réhabilitation par an. |
|
Le territoire du
contrat de rivière est géré par plusieurs
collectivités dans le domaine de
l'assainissement non collectif:
►Le
SPANC de l'Adour (violet): 23 communes
dont 11 font partie du contrat de rivière
(Horgues, Salles-Adour, Momères,
Bernac-Débat, Astugue, Neuilh, Gerde, Asté,
Beaudéan, Campan et Bagnères-de-Bigorre). En
fonction depuis 2005, la structure emploie
deux techniciens, chargés des missions de
contrôle.
►Le
SPANC du Haut Adour (vert): 8 communes
dont 7 font partie du contrat de rivière
(Arcizac-Adour, Hiis, Labassère,
Montgaillard, Ordizan, Pouzac, Trébons). En
fonction depuis 2006, ce service a fait
appel à la SAUR pour réaliser les contrôles.
►Le
Syndicat d'Assainissement Adour-Alaric
(orange): 4 communes dont 2 font partie du
contrat de rivière (Séméac et Soues). En
service depuis 2006. Ces communes sont
suivies par un prestataires (Véolia).
►Le
Syndicat d'Assainissement Adour-Echez
(jaune): 10 communes dont 1 fait partie du
contrat de rivière (Saint Martin). En
service depuis 2006. Ces communes sont
suivies par un prestataire (Véolia).
►Le
SPANC de la vallée des Gaves (bleu) : A
cheval sur deux bassins versants, la commune
de Germs-sur-l'Oussouet a rejoint ce SPANC,
en service également depuis 2006. |
|
Sur le territoire du
contrat de rivière, l'Agence de l'Eau Adour
Garonne recense 7 établissements redevables
de la redevance "pollution industrielle".
Les redevances de pollutions industrielles
font l'objet de taxes perçues directement
auprès des entreprises. La pollution
produite est quantifiée selon de 7
paramètres: les MES (Matières En
Suspension), les MO (Matières Oxydables),
les MI (Matières Inhibitrices), l'Azote
réduit (azote ammoniacal et azote
organique), le Phosphore total, les AOX
(composés Organohalogénés Absorbables sur
charbon actif) et les métaux toxiques. La
redevance est proportionnelle au taux de
pollution.
Ces établissements sont autorisés par
arrêtés préfectoraux à effectuer des rejets
en rivière.
Ceux qui ne sont pas raccordés au réseau
collectif, sont équipés de systèmes de
traitements autonomes avant rejet.
Dans le cadre du contrat de rivière,
certaines de ces entreprises ont amélioré
leur système de traitement de surface afin
d'optimiser et de sécuriser le traitement de
leurs eaux de procédés chargées en huiles et
produits chimiques. |
 |
|
 |
►Les nitrates
Les nitrates ont des effets néfastes sur la
santé humaine, notamment chez les
nourrissons et les femmes enceintes. Les
nitrates dérangent également l'équilibre des
milieux aquatiques en favorisant
l'eutrophisation. La limite de potabilité de
l’eau pour ce paramètre est fixée à 50 mg/l,
la niveau guide étant de 25 mg/l.
L'azote est nécessaire à la croissance des
plantes. La plus grande réserve d'azote est
l'atmosphère. Ce sont grâce à des bactéries
fixatrices dans le sol et dans les plantes
que l'azote peut être absorbé. L'azote se
transforme ensuite dans le sol par des
processus microbiens pour devenir
assimilable par les plantes, sous la forme
de nitrates. Les nitrates sont la forme la
plus soluble de l'azote, c'est pourquoi ils
migrent et peuvent se retrouver dans les
réserves d'eau.
Voir le cycle de l'azote
Dans le cadre de la Directive Nitrate,
ce sont 89 communes du département des
Hautes Pyrénées (sur 474) qui sont situées
en zone vulnérable. Un programme d'actions,
définit par arrêté préfectoral, les communes
situées en zone vulnérable. Ce plan
travaille à l'amélioration de la
fertilisation pour limiter les pertes par
lessivages et ruissellements qui engendrent
des pollutions de nitrates dans nos
ressources en eau.
Sur le territoire du Contrat de Rivière,
13 communes sont classées vulnérables, elles
se situent toutes en aval du territoire.
◄
Voir carte ci-contre
La Directive Nitrates fixe plusieurs
objectifs sur la fertilisation azotée
(le dosage, la période d'épandage, la
stockage et la protection de l'eau). Des
informations complémentaires sont
disponibles sur le lien suivant. lien vers
la directive nitrates
http://www.hautes-pyrenees.pref.gouv.fr/publications/upload/2454/publi-20040205-nitrates_plaquette.pdf
|
|
►Les phytosanitaires
Les phytosanitaires ou pesticides sont
toxiques pour l’homme. Ils sont
considérés dangereux car ils entraînent des
effets à long terme sur la santé et
l'environnement. La réglementation française
a fixé des concentrations maximales
admissibles pour la consommation humaine :
- 0.1 µg/l par substance individuelle,
- 0.5 µg/l pour la totalité des pesticides
susceptibles d’être présents.
Depuis 2001, deux programmes d'actions
départementaux de lutte contre les
effets des pesticides sur la santé et
l'environnement on été menés. Le premier
(2001-2004) consistait à réduire les
pollutions par l'atrazine (désherbant
employé dans la culture de maïs) sur les
captages d'alimentation en eau potable.
Le second programme d'actions (2004 – 2007)
a favorisé la mise en place des bonnes
pratiques agricoles sur l'exploitation.
Un troisième programme d'actions
départemental (2007-2013) est en cours
de réalisation. Ce dernier s'inscrit dans le
cadre réglementaire renforcé de l'arrêté
interministériel du 10 septembre 2006, ainsi
que la dernière loi sur l'eau (31 décembre
2006). Le renforcement de la réglementation
sur les bonnes pratiques agricoles se tourne
vers l'ensemble des utilisateurs potentiels
de phytosanitaires. Douze communes du
Contrat de Rivière du Haut Adour sont
éligibles à ce programme de par leur
sensibilité aux produits phytosanitaires.
Lien vers site chambre agriculture midi
pyrénées:
http://www.midipyrenees.chambagri.fr/La-protection-phytosanitaire-une.html
La Directive cadre sur l'Eau demande
également à ce que toutes les masses d'eau
soient dans un bon état écologique et bon
état chimique d'ici 2015. Cependant, compte
tenu des modes de productions agricoles
intensifs et du développement industriel du
pôle Midi-Pyrénées, la région connaît des
difficultés pour atteindre ces objectifs. |
 |
|
Le 9ème Programme de l'Agence de l'Eau,
permet la mise en place du Plan d'Action
Territorial sur la nappe alluviale de
l'Adour, le PAT Adour. Son objectif est de
lutter contre les pollutions diffuses
provenant de la fertilisation et des
produits phytosanitaires.
Le territoire d'actions du PAT Adour
englobe une partie du Pays de Tarbes, du
Val-Adour et de la Haute-Bigorre. Ce sont 13
communes du Contrat de Rivière du Haut Adour
qui intègre le PAT Adour: Pouzac, Ordizan,
Trébons, Montgaillard, Hiis, Arcizac-Adour,
Saint-Martin, Bernac-Débat, Momères,
Salles-Adour, Horgues, Soues, Séméac.
L'arrêté du 12 septembre 2006, relatif à la
mise sur le marché et l'utilisation des
produits phytosanitaires a introduit de
nouvelles règles quant aux conditions de
mise en œuvre des traitements. Tous les
utilisateurs de produits phytosanitaires
sont tenus de respecter les ZNT (Zones de
Non Traitement) au voisinage des points
d'eau, des zones ne pouvant recevoir aucun
traitements phytosanitaires. Pour connaître
la largeur de la zone tampon (5, 10, 20, 50
ou 100m) à mettre en place, il est
nécessaire de se reporter à la mention de
l'étiquette du produit phytosanitaire
utilisé. En l'absence de cette mention une
distance minimale de 5 mètres doit être
respectée.
Plus d'informations sur le lien suivant:
http://www.paysantarnais.com/public/index.php?a=ficheDetailArticle&codeArticle=M3ZCC0AC
|
|
 |
►La mise en place des périmètres Bassin
d'Alimentation de Captage
Plusieurs directives européennes et les lois
sur l'eau imposent la mise en place d'un périmètre
de protection autour de chaque captage
d'alimentation en eau potable, afin
d'empêcher les pollutions de rejoindre les
eaux captées et de réduire le risque de
pollution accidentelle.
Voir schéma de zonage des périmètre de
protection
Ce sont en tout 24 captages qui ont été
recensé par les services de la DDASS sur le
territoire du contrat de rivière.
Un protocole d'accord entre l'Agence de
l'Eau Adour Garonne et le Conseil Général
des Hautes Pyrénées a été signé pour la mise
en œuvre des procédures administratives de
19 captages.
Sur cette même période plusieurs procédures
ont été relancées par les collectivités.
Mais les phases administratives, les
compléments d'études, les enquêtes publiques
et le montant de ces opérations ralentissent
la mise en œuvre de ces actions. Enfin, de
nombreuses sources se trouvent en zone
forestière, en zone de pacage, d'écobuage ou
en zone urbaine. Leur protection ne peut se
faire sans préjudice pour l'activité et leur
développement, ce qui nécessite encore de
nombreuses discussions et concertation avec
l'ensemble des acteurs concernés.
Aujourd'hui, seuls 3 captages ont des
procédures administratives achevées et leurs
périmètres de protection immédiat installés.
Il s'agit des sources de La Tapère à
Bagnères-de-Bigorre, Bouiges à Germs sur
l'Oussouet et La Gailleste sur le territoire
du SIAEP du Haut Adour. |
|
En général on distingue trois niveaux de
protection:
■ Périmètre de
protection immédiat: c'est le périmètre
le plus proche du point de captage, il
l'entoure. Il est souvent de petite taille.
Toute activité à risque y est interdite.
■ Périmètre de
protection rapproché: c'est le périmètre
intermédiaire. Des activités sans risques
peuvent y être pratiquées et les techniques
alternatives au méthodes traditionnelles y
sont appréciées (enherbement, fauche,…) et
les techniques intensives y sont
réglementées voire proscrites (épandage
d'engrais, de pesticides, dépôts de
matériaux toxiques).
■ Périmètre
éloigné: c'est le périmètre le plus
global autour du captage. La réglementation
y est moins contraignante.
L'essentiel de la demande en eau potable des
communes du contrat de rivière est assurée
par des captages gravitaires situés sur les
versants des affluents de l'Adour.
Une bonne part de la production provient de
l'usine de Médous qui peut fournir jusqu'à
16000m3/jour d'eau traitée. Elle alimente la
ville de Bagnères-de-Bigorre, le SIAEP du
Haut Adour, le Syndicat Tarbes Sud et un
partie du Syndicat Adour Coteaux (commune de
Soues) qui exploite également le puits de
Soues situé dans un environnement urbain
vulnérable.
Le Syndicat de Tarbes Sud procède également
à des prélèvements dans la nappe alluviale
de l'Adour par le puits de Hiis et par la
source de Médous. |
 |
 |
►La
gestion quantitative de la ressource
L'Adour a un débit
moyen de 9,57 m3/sec, au niveau central
(à Asté) du territoire du contrat de
rivière, avec des périodes d'étiage où le
débit peut atteindre 3 m3/sec. Il est
alimenté par de nombreux affluents, mais ce
fleuve, alimente également deux canaux de
dérivation des eaux.
• Le Canal de l'Alaric est capté sur
la rive droite de l'Adour, au Seuil d'Alaric
à Pouzac. Il est dimensionné pour écouler un
débit maximal de 1500 l/s soit 1/3 du débit
moyen de l'Adour. Son cours, parallèle à
celui de l'Adour, contourne l'agglomération
tarbaise par l'Est. Puis, il rejoint l'Arros
dans le Gers.
• Le Canal de la Gespe est capté sur
la rive gauche de l'Adour, au niveau de la
Nougadère à Hiis. Autrefois, ruisseau
naturel étant à sec une bonne partie de
l'année, les habitants ont creusé ce canal
de 750 mètres pour l'alimenter avec les eaux
de l'Adour, avec un débit 1m3/sec.
L'irrigation de toute la plaine sud-ouest de
Tarbes est assurée. La Gespe rejoint ensuite
l'Echez.
L'irrigation des cultures
s'est développée en aval de Bagnères de
Bigorre, à proximité de l'Adour et de ces
deux canaux.
|
|
Dans le domaine
agricole, des solutions existent pour
économiser de l'eau.
Des actions sur le département ont déjà été
mises en œuvre par les différents acteurs:
● le Plan de Gestion des Etiages du
bassin de l'Adour organisé par l'Institution
de l'Adour,
● IRRIMIEUX avec le concours de
l'Association Nationale pour le
Développement Agricole (ANDA) et la Chambre
d'Agriculture.
● Irrinov Maïs est une méthode de
pilotage de l'irrigation. Cet outil est
disponible à la Chambre d'Agriculture de
Vic-en-Bigorre.
http://web.univ-pau.fr/RECHERCHE/OBSEAU/bulletinaquadour/aquad25.pdf
Selon le matériel dont l'exploitation est
équipée, le commencement, la prise en compte
des pluies et l'arrêt de l'irrigation seront
conduits différemment.
Des messages d'information sur l'irrigation
sont diffusés par la Chambre d'Agriculture
afin d'accompagner les agriculteurs dans une
démarche d'économie de la ressource.
Les collectivités jouent également un rôle
dans la mise en place de compteurs d'eau et
la réalisation de diagnostics de réseau
d'alimentation en eau potable afin
d'économiser la ressource pour repérer et
réparer les fuites.
Le Plan régional d’économie d’eau est un
nouveau dispositif qui répond à l’objectif
de gestion équitable et rationnelle de la
ressource eau. Il tient directement compte
des observations et des préconisations de la
MISE (Mission Inter Services de l’Eau).
En complément des dispositifs
d’accompagnement financier prévus par
l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, ce plan
incite les collectivités à se lancer dans un
programme de maîtrise de la demande en eau
(études et diagnostics préalables,
investissements liés aux économies d'eau,
campagnes de sensibilisation à la protection
de la ressource). |
 |
 |
A la maison, l'eau peut s'économiser dans de
nombreuses tâches.
En France, la consommation domestique d'eau
potable par habitant et par jour est estimé
à 147 litres. (Source: Ci eau). La
répartition des usages de l'eau s'attache à
différents usages:
● la boisson: 1%,
● la préparation de la nourriture: 6%,
● le lavage des voitures et l'arrosage du
jardin: 6%,
● la vaisselle: 10%,
● linge: 12%,
● les sanitaires: 20%,
● l'hygiène: 39%,
● les diverses autres tâches domestiques:
6%.
Limitez votre consommation
d'eau:
http://www.arpe-mip.com/html/1-5520-Eau.php
L'accès à l'eau potable pour l'ensemble des
habitants de la planète reste encore au
21ème siècle, un objectif pour de nombreux
pays. Selon les données de l'OMS en 2000,
1/3 de la population mondiale est encore
privée d'eau potable.
Découvrez quel consommateur d'eau vous êtes,
en répondant à ce petit questionnaire.
Lien vers le questionnaire:
http://www.ecoconsommation.org/themes/index.php?idtheme=12
|
|
Syndicat Mixte du Haut et Moyen
Adour - Parc Industriel de la Haute Bigorre - 1, Avenue
des Victimes du 11 juin 1944
65200 BAGNERES-DE-BIGORRE - Tél : 05.62.95.11.14 Fax :
05.62.91.92.32 -
Mail
|
 |
|
|